Potager
Un petit potager d’environ 25 m², tenu de 2010 à 2015 : beaucoup de variétés côte à côte, et trois tournesols de trois mètres cassés par un orage.
- Terminé
Un potager tenu de 2010 à 2015, arrêté à la fin du collège. C’est exactement l’intervalle de GameMaker, et la coïncidence vaut d’être dite : les deux fils, fabriquer du logiciel et faire pousser des choses, démarrent la même année et durent cinq ans chacun. Ce n’est donc pas une pratique actuelle, mais c’est le seul de ces projets dont le tempo n’a jamais pu être réglé. Une saison ratée ne se relance pas le lendemain matin, et aucune quantité de travail supplémentaire ne fait pousser quoi que ce soit plus vite.
Un petit carré d’environ 25 m², mais très dense : il y poussait des tomates, des pommes de terre, des radis, des haricots verts, des fraises, des salades, des concombres, des courgettes, des herbes aromatiques. Peu de choses ont vraiment raté, ce qui n’est pas à mettre au crédit du jardinier : à cette échelle et sous ce climat, la plupart de ces plantes pardonnent beaucoup.
La seule vraie défaite tient en une nuit. Trois tournesols montés à trois mètres, la fierté de la saison, cassés net par un gros orage. Rien n’avait été mal fait ; ils étaient simplement trop hauts pour ce qui allait passer, sans aucun moyen de le savoir à l’avance.
Ce qui en reste n’est pas une leçon de jardinage. Il y avait une mini-serre, et quand il pleuvait, s’installer dessous, au milieu des plants, à écouter la pluie taper le plastique en étant à l’abri. C’est le contrepoids exact de tout ce qui a suivi, où l’on recommence en appuyant sur une touche.
