Octave
Un assistant personnel qu’on joint depuis le téléphone, par écrit ou à la voix : il lit les courriels entrants, prévient de ce qui compte, et n’agit jamais sans accord.
Un service Node et TypeScript qui tourne en continu sur un ordinateur portable, et une application
qu’on ouvre depuis le téléphone. Le nom de travail du dépôt est resté assistant ; le produit
s’appelle Octave.
La première tâche est la plus ingrate : lire chaque courriel qui arrive, sur plusieurs boîtes, pour ne plus avoir à le faire. Un modèle peu coûteux trie chaque message entre « prévenir maintenant » et « garder pour le résumé », et seul le premier cas fait vibrer le téléphone.
La seconde est la conversation. On écrit, on dicte, ou on passe en mode appel. La dictée est transcrite sur la machine elle-même : le premier modèle se trompait sur un mot sur cinq, mesuré sur 61 vraies notes vocales ; un modèle plus gros, servi par la puce graphique intégrée, est descendu à 4,1 %. La réponse revient à voix haute, phrase par phrase, chaque phrase demandée pendant que la précédente se lit.
La règle qui tient le reste : rien ne part sans accord. Chaque action vers l’extérieur, un message, une démarche, attend dans une file qu’on la valide, et le modèle n’a aucun outil capable de confirmer lui-même ce qu’il propose. Il garde une mémoire, versionnée : corriger un souvenir le remplace au lieu d’en ajouter un second qui le contredit.
Rien n’est exposé sur Internet. Le téléphone joint le portable par un réseau privé chiffré, et un petit gardien relance ce réseau quand il décroche.
Projet privé, pas de lien public
