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Martin Poiroux
Langue : English
Projets · MusiqueMusique · 2009

Composition

Composition depuis 2009 : du classique dans un langage romantique, quelque part entre Beethoven, Chopin et Rachmaninov. C’est le fil le plus ancien du site.

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C’est plus ancien que le code : la composition a commencé en 2009, et c’est l’activité reprise le plus souvent depuis.

Le déclencheur, c’est la curiosité : le logiciel Pizzicato, offert pour un huitième anniversaire. Quelques notes écrites, écoutées, modifiées, réécoutées, une boucle qui ne s’est jamais arrêtée. Ce qui y accroche depuis n’a pas changé : entendre sa propre création, et y reconnaître ses propres émotions.

Composer, c’est dire ce que les mots n’arrivent pas à poser. Une émotion parfois indescriptible devient une musique qui parle sans barrière, et qui allège en la transformant, même la plus sombre, en quelque chose de sincère.

Du classique, dans un langage franchement romantique. La parenté est du côté de Beethoven, de Chopin et de Rachmaninov, pas de ce qui s’écrit aujourd’hui. C’est simplement le langage qui parle le plus. La plupart des pièces sont pour piano seul ; d’autres, plus rarement, pour petit orchestre ou pour un ensemble de chambre.

Les trois périodes du site suivent aussi une évolution de l’écriture. De 2009 à 2013, apprentissage sur l’ordinateur familial, sous Pizzicato, surtout à l’aveugle. En 2013, un ordinateur personnel a marqué un vrai recommencement : une écriture plus construite, moins improvisée. En 2016, un nouveau changement de machine, sous Linux, a fait passer à MuseScore. Presque tout ce qui a été écrit depuis le début a fini par être retrouvé et regroupé ; ces trois périodes restent des repères utiles.

L’état du catalogue est très étagé, et il vaut mieux le décrire en trois tas qu’en un seul chiffre. Une dizaine de pièces sont finies au point d’être montrables. Beaucoup d’autres sont presque finies, c’est-à-dire pas présentables : il leur manque la fin, une transition, ou un passage laissé approximatif. Derrière, une petite centaine d’esquisses qui n’aboutiront peut-être jamais.

Depuis le retour du piano à la maison, presque tout s’écrit au clavier plutôt qu’à la plume, et la main trouve des choses que la tête n’aurait pas cherchées.

Gros plan sur un clavier de piano dans une lumière chaude, une partition manuscrite floue au second plan.

Presque chaque pièce a son histoire. Le prélude n°1, écrit en janvier 2013, doit beaucoup au premier mouvement de la Moonlight Sonata, jouée à un enterrement familial en 2009 : une grande partie de ce qui a été écrit à cette période a autant servi à s’en libérer qu’à la transcrire.

Deux autres, dans des genres très différents. L’essai 42 est écrit pour une amie clarinettiste, et l’instrument s’est imposé de lui-même. L’essai 73 est venu d’une suggestion d’écrire sur le Covid ; le morceau porte le confinement tel qu’il a été vécu : un tempo très soutenu, un rythme incessant et redondant, sans changement apparent.

Quelques pièces s’écoutent ici, partition défilante à l’appui : la page musique. Les enregistrements sont des rendus MuseScore et non des prises au piano ; un vrai enregistrement les remplacera sans rien changer au reste de la chaîne.